La grossesse

La grossesse constitue une étape majeure de la vie, nécessitant un suivi médical régulier et des démarches administratives précises. Dès sa confirmation, il est important d’effectuer la déclaration de grossesse et d’organiser le suivi auprès d’un professionnel de santé. Vous trouverez les principales informations relatives aux démarches, au suivi médical et à la préparation à la naissance.

Déclaration de grossesse

La déclaration doit être faire avant 15 semaines d’aménorrhée. Le professionnel de santé chargé du suivi de grossesse fait la déclaration à la Caf.

Déclaration de grossesse

L'entretien prénatal précoce

L'entretien prénatal précoce (EPP) est un rendez-vous obligatoire proposé à toutes les futures mamans à partir du 4ᵉ mois de grossesse. Il peut se dérouler seule ou en couple, avec une sage-femme ou un médecin.

Ce temps d'échange privilégié permet de parler de votre projet de naissance, d'exprimer vos attentes, vos questions ou vos inquiétudes. Il offre aussi l’occasion d’aborder votre situation personnelle, familiale ou professionnelle.

Cet entretien dure environ 45 minutes et ne comprend pas d'examen médical. Il aide à repérer d’éventuelles difficultés médicales, psychologiques ou sociales, et à prévenir la dépression périnatale. Si nécessaire, vous pouvez être orientée vers les professionnels adaptés.

Les sages-femmes de PMI utilisent notamment la méthode Urkind, avec un jeu de cartes et une réglette "météo des émotions" pour faciliter la parole et accompagner les futurs parents.

 

Suivi de grossesse

Dès le début de la grossesse, la future maman a le choix entre être suivie par une sage-femme ou par un médecin généraliste. Ces deux professionnels assurent le suivi des grossesses dites normales. En cas de situation particulière (antécédents médicaux, pathologie, complications), le suivi est réorienté vers un gynécologue-obstétricien, spécialiste des grossesses à risque.

Le suivi doit débuter dès la confirmation de la grossesse. Après la première déclaration, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) envoie un carnet de grossesse, qui accompagne la femme tout au long de cette période.

Le premier rendez-vous peut être pris directement auprès d’un médecin généraliste, d’une sage-femme libérale ou d’une maternité. La plupart des praticiens sont accessibles via les plateformes de prise de rendez-vous en ligne, par téléphone, ou encore via les services de PMI.

Le suivi peut avoir lieu :

  • en ville, auprès d’une sage-femme libérale ou d’un médecin généraliste ;
  • en maternité, dans le cadre d’un suivi hospitalier ;
  • en PMI (Protection Maternelle et Infantile) 

Le calendrier de grossesse

  • 3ᵉ mois, entre la 11ᵉ et la 13ᵉ semaine + 6 jours d’aménorrhée :

1ᵉ échographie -> datation de la grossesse, identification des grossesses multiples, dépistage de certaines malformations et des risques d’anomalies chromosomiques.

  • 4ᵉ mois : consultation prénatale
  • 5ᵉ mois, entre la 20ᵉ et 25ᵉ semaine d'aménorrhée : 

2e échographie -> contrôle des différents organes du foetus, de ses caractéristiques anatomiques et de sa vitalité, contrôle de l’emplacement du placenta et contrôle de l’anatomie maternelle

  • 6ᵉ mois :  consultation prénatale
  • 7ᵉ mois, entre la 20ᵉ et 25ᵉ semaine d'aménorrhée : 

 surveillance de la croissance du foetus, localisation du placenta, bilan général

  • 8ᵉ mois :  consultation prénatale
  • 9ᵉ mois :  consultation prénatale

Un suivi complémentaire ou spécialisé peut être demandé si nécessaire.

Calendrier médical de suivi de grossesse

 

Comment savoir si mon bébé est porteur d’un handicap ? 

Lors de la 1ère échographie, on évalue le risque de trisomie 21. En cas de risque élevé, on peut proposer un test ADN libre circulant (dépistage non invasif) ou une amniocentèse.

Au second semestre, on examine tous les organes pour détecter des malformations cardiaques, rénales, digestives, osseuses, retard de croissance etc.

Certaines anomalies sont visibles uniquement au troisième trimestre.

Après la détection d’une anomalie, une équipe spécialisée évalue la situation et informe les parents. En fonction du pronostic, il est envisagé de poursuive la grossesse avec un suivi spécifique, ou d’interrompre médicalement la grossesse.

La dépression périnatale

La dépression périnatale correspond aux troubles dépressifs qui apparaissent pendant la grossesse ou dans l’année suivant la naissance d’un enfant. Elle ne doit pas être confondue avec le simple « baby blues », qui est transitoire et dure généralement quelques jours après l’accouchement.

Quels sont les signes ?

Les symptômes peuvent varier, mais certains reviennent fréquemment :

  • une tristesse persistante, une impression de vide ou de découragement ;
  • une perte d’intérêt ou de plaisir pour les activités du quotidien, y compris le temps passé avec le bébé ;
  • une grande fatigue qui ne s’explique pas uniquement par les nuits entrecoupées ;
  • des troubles du sommeil (insomnie ou sommeil excessif) et de l’appétit ;
  • un sentiment de culpabilité, d’incompétence ou d’isolement ;
  • parfois des idées noires ou une impression que « tout est trop lourd ».

Il est important de se rappeler que ces signes ne traduisent pas un manque d’amour pour l’enfant, mais un trouble médical qui mérite une attention bienveillante.

À qui en parler ?

La première étape est de ne pas rester seule avec ces difficultés. Plusieurs interlocuteurs peuvent être sollicités :

  • le médecin généraliste, la sage-femme ou le gynécologue-obstétricien ;
  • le pédiatre, qui peut aussi détecter les signes chez la maman lors des consultations de l’enfant ;
  • un psychologue ou un psychiatre, spécialisés dans la santé périnatale ;
  • les réseaux de soutien : groupes de parole, associations de parents, lignes téléphoniques dédiées.

Parler à un proche de confiance (partenaire, ami, membre de la famille) est également une étape précieuse pour alléger le fardeau et faciliter la recherche d’aide.

 

Quelles sont les solutions ?

La prise en charge est adaptée à chaque situation, et peut combiner plusieurs approches :

  • un accompagnement psychologique (thérapies individuelles, de couple ou familiales) ;
  • la mise en place de soutien à domicile (aide de l’entourage, services de puériculture) ;
  • dans certains cas, un traitement médicamenteux peut être proposé, compatible avec la grossesse ou l’allaitement, sous suivi médical ;
  • la participation à des groupes de soutien entre mères ou à des ateliers dédiés à la parentalité peut aussi être bénéfique.
  • Enfin, prendre soin de soi au quotidien (repos dès que possible, alimentation équilibrée, activité physique douce, acceptation de demander de l’aide) contribue à l’amélioration du bien-être.
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